L’appartement du 27 rue des Halles à Tours

Suite à la faillite de sa scierie sise au moulin de La Rochette, commune de Saint-Georges-sur-Cher, Camille GIBAUD père a déménagé à Tours, au 27 rue des Halles. Dans le recensement de mars 1936, on y voit toute la famille ainsi que la fameuse tante Mélie. Ce recensement mentionne :

  • Camille GIBAUD père, employé de presse au journal La Dépêche,
  • son épouse Madeleine ROBUCHON ;
  • leur fils Camille ;
  • leur fille Joëlle ;
  • ainsi qu’Émélie CHARRON, dite « tante Mélie ».

Dans ce même document, on constate également, à quelques numéros de là, au 33, la présence d’une famille portant le nom de CARMET. Y figurent notamment :

  • Gabriel CARMET, né en 1881 à Bourgueil, commerçant ;
  • son épouse Edmée MOULLET, née en 1887 à La Roche-sur-Yon ;
  • leur fils Jean Carmet, né en 1920 à Tours, alors âgé de 17 ans ;
  • ainsi que Jean SOYER, né en 1915 à Restigné, employé chez les CARMET.

Toutefois, la famille ne demeura pas longtemps à cette adresse. Un avis de cession paru en mai 1937 dans Le Phare de la Loire annonce en effet que :

« le 29 avril 1937 […] M. et Mme CARMET ont cédé […] le fonds de commerce de fromages, beurre, dénommé FROMAGERIE des GOURMETS, exploité à Tours, rue des Halles, 23 ».

De fait, Camille GIBAUD fils n’a pas souvenir de les avoir connus.

L’année suivante verra la naissance de son troisième enfant, Dominique.

Malgré l’incendie du 20 juin 1940, quelques photographies nous sont parvenues. On y voit Dominique bébé, tenue dans les bras de sa sœur Joëlle, ce qui permet d’apercevoir la porte-fenêtre entrouverte ainsi que la rambarde donnant sur l’impasse dite de Saint-Hilaire.

Une autre photographie montre Camille fils devant le portail situé au fond de cette même impasse.

En juin 1940, il fallut quitter précipitamment l’appartement. D’une part, les Allemands arrosaient cette partie de la ville de Tours d’obus incendiaires ; d’autre part, le père de Camille vint chercher toute la famille avec la voiture du garagiste voisin de sa ferme.

L’article La fuite de Tours en juin 1940 revient plus en détail sur cet épisode de l’exode.

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